Écumes : Ingrid Chabbert nous parle d’amour, de perte et de reconstruction…

C’est arrivé en 2009.

On croyait se préparer à vivre l’un des plus beaux moments de notre vie de couple, après plus de huit ans de parcours.

Il m’a fallu de nombreuses années pour parvenir à écrire sur ce drame. Pourtant, j’ai très vite su qu’un jour il le faudrait.

J’ai juste dû attendre. Attendre d’avancer dans notre deuil. Attendre que les larmes et le désespoir se tarissent. Attendre que, peu à peu, la vie reprenne ses droits. Attendre de m’en sentir la force, tout simplement.

Et lorsque ce fut le cas, ça a coulé. J’y ai passé plusieurs jours et plusieurs nuits.

 

 

 

J’ai pensé à tous les couples qui ont vécu cela. J’ai pensé à tous ceux qui ont connu un drame aussi terrible, quel qu’il soit. Car je sais que nous passons tous par les mêmes phases dans le deuil et la reconstruction.

Je n’ai pas parlé de « l’avant », pourtant long et douloureux. Je ne voulais pas que cet album soit aussitôt catalogué comme celui « d’un énième couple de femmes qui essaie d’avoir un bébé ».

C’est avant tout un album sur l’amour, la perte, la reconstruction.

Disparu, notre fils est malgré tout à nos côtés. Un peu comme une petite étoile. Je ne sais pas si, sans la force qu’il m’a insufflée, sans l’amour et l’encouragement de ma femme, j’aurais été capable de me lancer comme je l’ai fait dans l’écriture et dans cette vie d’auteure.

Voilà, Écumes, c’est tout cela à la fois. Et sans doute tant d’autres choses encore qui, je l’espère, sauront parler aux lecteurs...

 

Ingrid Chabbert

 

 

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